1. Un malus CO₂ plus strict dès l’immatriculation
Le malus CO₂ poursuit sa trajectoire haussière. Le PLF 2026 prévoit un durcissement progressif des seuils et une taxation plus forte pour les modèles les plus émetteurs.
Concrètement, certains véhicules aujourd’hui basculeront dans une zone de malus significative.
Pour les gestionnaires de flotte, cela implique de revisiter les référentiels de véhicules éligibles, mais aussi de projeter les coûts d’acquisition sur plusieurs années, en intégrant l’évolution anticipée des barèmes.
2. La fin du plafonnement entre malus CO₂ et malus au poids
Jusqu’ici, l’addition des deux malus était limitée par un mécanisme de plafonnement. Le PLF 2026 met fin à cette contrainte, permettant désormais aux deux taxes de s’additionner pleinement.
Ce changement pénalise particulièrement les véhicules lourds, SUV, utilitaires puissants, modèles à forte cylindrée, et oblige à revoir l’équilibre entre performance, capacité d’emport et coût global. Pour un gestionnaire, cette évolution peut modifier l’équation économique de modèles auparavant considérés comme acceptables.
3. Une révision continue des taxes annuelles liées aux émissions
Le PLF 2026 confirme l’ajustement des barèmes annuels fondés sur les émissions de CO₂ et les polluants. Les modèles thermiques les plus émetteurs supporteront une fiscalité renforcée, tandis que les motorisations les plus vertueuses conserveront une fiscalité plus maîtrisée.
Cela impose une lecture attentive des barèmes pour anticiper le coût réel d’utilisation d’un véhicule sur l’ensemble de sa durée d’exploitation.
4. Une évolution des abattements spécifiques
Certains véhicules, notamment ceux à forte capacité d’accueil, bénéficiaient jusqu’ici d’abattements particuliers sur le malus CO₂ ou au poids.
Le PLF 2026 prévoit un ajustement de ces abattements, afin d’aligner plus strictement l’ensemble des véhicules sur les objectifs environnementaux.
Pour les flottes utilisant des configurations spécifiques (transport de personnel, activités logistiques, navettes), il sera nécessaire de recalculer les impacts fiscaux pour les futures acquisitions.
5. Un cadre stabilisé mais plus exigeant pour les véhicules électriques
Si le PLF 2026 complexifie la fiscalité des modèles thermiques, il maintient une orientation claire en faveur des motorisations électriques. Les incitations existantes sont consolidées, même si certaines évolutions techniques sont prévues pour clarifier l’application des dispositifs.
Cela crée un environnement plus lisible pour les entreprises engagées dans la transition énergétique, tout en rappelant que l’électrique ne se résume plus à un choix “environnemental”, mais bien à un choix fiscalement stratégique.
Ce que doivent retenir les gestionnaires de flotte
Le PLF 2026 confirme une tendance que l’on observe depuis plusieurs années : la fiscalité automobile devient un levier fort pour orienter les parcs vers des motorisations moins émettrices.
Pour les gestionnaires de flotte, cela signifie :
- anticiper les renouvellements,
- recalculer les TCO avec précision,
- revoir les politiques véhicules,
- intégrer ces mesures dans les arbitrages budgétaires 2026-2027.
Chez MoveMyFleet, nous analysons ces évolutions afin d’aider les entreprises à adapter leur stratégie, sécuriser leurs choix et piloter leur flotte en tenant compte de l’ensemble des évolutions réglementaires.


